Voici un de mes 2 projets pour le diplôme du DMA. Bon le sujet est assez délicat et je ne sais pas si c'est celui qui va être choisi...
· SYNOPSIS
Illustration de la chanson « On m’a fait la haine » de Linda LEMAY
Ou
Comment l’Amour peut venir à bout des traumatismes liées à une agression sexuelle.
· SCENARIO
>>> Texte de la chanson
Fallait qu'ça tombe sur moi
Fallait qu'ça tombe, il s'trouve que j'étais là
Toute seule, toute femme
Toute moi, rien que moi
Fallait qu'ça blesse mon corps
Fallait qu'ça laisse des cicatrices au bord
Du coeur, de l'âme
Et toi, et toi
Tu viens me dire que tu m'aime
Tu dis que tu m'aime quand même
Que t'as envie d'me caresser
Que je suis belle à regarder... mais
Penses-tu qu'il m'a trouvée belle
Le gars qui m'a traînée dans la ruelle
Qui m'a salie, punie
Dis-moi
Quand t'as appris à bander
Est-ce qu'on t'a dit que ça pouvait marcher
Tout seule, comme ça,
Pour rien... pour moi!
Et tu viens me dire que tu m'aimes
Mais est-ce que tu m'aimerais quand même
Si je t'ouvrais jamais ma chambre, hein?
Si je t'ouvrais jamais mes jambes...?
On m'a fait la haine; j'peux plus faire l'amour
On m'a fait la heine; pardon, mon amour
On m'a fait d'la peine...
On m'a fait la haine; j'peux plus faire l'amour
On m'a fait la haine; pardon, mon amour...
C'est un coup dur à prendre
Mais c'est dur à comprenre
J'ai comme le corps en cendres, j'ai comme
Envie d'me pendre, et toi... et toi
Tu viens me dire que tu m'aimes
Tu viens me dire que tu m'aimes quand même
Et je t'écoute me répéter que tu m'aimes
Et me redire que tu m'aimes quand même
Est-ce que je pue la haine? ... mais tu m'aimes...
Pardon mon amour... mais tu m'aimes,
mais tu m'aimes quand même>>> Scénarisation du texte
Dans une baignoire
Une femme-poupée ( assemblage de rebus plasiques et ferrailles ) pleure. Elle est nue et recroquevillé au fond de la baignoire. Elle se déplie lentement et se laisse glisser sur le dos pour s’allonger. Son corps est inerte et git comme dans un cercueil. Vision morcellée de son corps puis de son visage dans l’ombre.
Des parties de son corps abîmé se succèdent dans une suite d’images déchirées. Son cœur bat, son visage devient flou.
Salle de bain
Vision d’ensemble de la salle de bain, triste et froide, avec la baignoire au fond. Une porte entrouverte laisse échappé de la lumière chaude et montre une ouverture vers un autre espace.
Une silhouette masculine se détache dans la lumière chaude, dans l’encadrement de la porte. Cet homme est assit sur un lit et a la même position recroquevillé que la femme-poupée. Il se déplie lui aussi et s’assoit au bord du lit.
Baignoire
Le visage de la femme-poupée s’éclaire et elle se redresse. Elle se regarde, croise les bras e signe de protection.
Association d’images en lien avec l’idée qu’elle a de son corps : poupée gonflable, amas de rebus, tableau référence Le Viol de Magritte.
Elle se lève et sort de la baignoire. Elle regarde la salle de bain mais y voit le lieu de son agression, une ruelle. La salle de bain déformée par la peur devient un long corridor sans fond. Elle se met à courir mais se fait rattraper par son souvenir, grosse masse noire à forme masculine qui lui tombe dessus. Elle se débat, tend la main vers la lumière, se dégage avec mal et s’accroche au lavabo pour se relever.
Le miroir au-dessus du lavabo lui renvoie un reflet impossible ( vue de derrière )
La silhouette masculine dans la lumière chaude s’est levé est se dirige vers la porte.
La femme-poupée montre de la colère, de la révolte, elle lève le poing et le miroir se brise.
Elle se retourne pour faire face à la porte. Elle provoque l’homme, son compagon, et écarte les jambes. L’ombre de l’homme apparaît par terre et vient juste se loger entre les jambes de la femme-poupée. Elle prend peur et s’empresse de refermer la porte.
Chacun des personnages se retrouvent d’un côté de la porte, l’homme dans la lumière chaude et la femme-poupée dans la lumière froide. La femme se tourne vers la porte alors que l’homme s’en va. Elle se retourne alors vers la salle de bain et sanglote, se met la tête dans les mains.
Elle se reprend et marche résolument vers le lavabo. Elle fait couler de l’eau, s’en met sur les mains et se frotte le visage. Elle se regarde dans le miroir et son visage bascule un instant vers la réalité, vers un vraie visage de femme. Puis il redevient un visage de poupée molle sans expression. Elle souffle sur le miroir pour former de la buée et y dessine un smiley souriant. Mais il s’efface et elle est de nouveau confronté à son visage de poupée.
Elle arrête le robinet. Le lavabo est rempli d’eau et son visage s’y reflète, troublé. Elle met son doigt dans l’eau et joue avec, puis tape un grand coup dedans et éclabousse tout. Elle finit par vider brutalement l’évier.
La porte fermé s’entrouvre légèrement.
La femme-poupée tourne, comme en transe, au mieu de la pièce. Elle perd progressivement ses membres qui tombent par terre un à un. Elle finit disloquée devant la porte qui s’ouvre en grand, faisant entrer la lumière chaude. L’homme ramène de la réalité dans le lieu. Il se baisse pour ramasser des morceaux de vraie poupée par terre et rassemble le tout. Il rejoint la femme redevenue « humaine » qui est devant le miroir. Elle se retourne et il lui tend la poupée. Elle la prend et se jette dans ses bras. Ils s’enlacent.
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Ton devoir est de ne jamais te consumer dans le sacrifice. Ton devoir réel est de sauver ton rêve.