Un petit post rapide pour poser une questions à ceux qui auraient lu
"La généalogie de la morale" de Nietzsche: Je suis tombée hier sur TV5 sur Luc Ferry qui abordait sous ce thème ce philosophe. J'ai beaucoup aimé personnellement les visions relativisées au possible de bon, mauvais, conscience,faute...de la religion, la morale, la pensée...et cette destruction des idéaux (ascétiques ou non), des colosses aux pieds d'argile, présentées par Nietzsche dans cet ouvrage dont la dernière phrase est "l'homme aime mieux vouloir le néant que ne pas vouloir".
Cependant, en dehors du philosophiquement correct et des critiques généralement dirigées à l'ègard de Nietzche, il y a 2 choses sur lesquelles je suis restée assez interloquée:
-j'ai eu une impression de généralisation extrême: tout le monde pense ainsi, heureusement moi je me détache. Se plaçait-il en dehors du cercle des philosophes ou dela société? Dans le 2em cas: quel est l'intérêt de son ouvrage? Certes dès le départ il doute que le lecteur puisse le comprendre, mais si il affirme que d'aucun ne le peut, pourquoi avoir entrepris cela et en faire publication? Un espoir non-dit de sortir du paradoxe ou de permettre un début d'émancipation psychologique? Prétentieux, certes, mais bon, il l'était! Le réponse ne semble pas être dans son ouvrage, donc si quelqu'un connaît un peu son oeuvre et le personnage, peut-être peut-il m'éclairer
-déconstruire, oui...mais sans reconstruire! J'avoue que ça a été ma grande déception, je dévorais les pages, on ne peut plus d'accord de paragraphe en paragraphe, puis vers le dernier quart...ça part en vrille. Il m'a semblé que ce cher Frederich avait voulu jouer avec les allumettes et avait fini par ce bruler (merci Prévert): le dépression n'était pas loin, la folie non plus, ça on l'aura remarqué, mais aboutir à un constat de néant! Bon c'est la définition du nihilisme, certes, mais l'être continue d'être, donc quand on revient à zero, ne faut-il pas reconstruire pour justifier tout simplement là ou on en est? Ce n'est pas le besoin de justifier que je cherche, mais l'impossibilité selon Nietzsche de la faire qui me dérange. Bref, une fois encore, si quelqu'un peut clarifier tout cela car ce que j'ai lu sur la question pour le moment ne m'a pas paru des plus clair.
Merci d'avance
Sarah
_________________
"Il faut toujours connaître les limites du possible. Pas pour s'arrêter mais pour tenter l'impossible dans les meilleurs conditions" R. Gary