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 La critique...

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Choupette
Tricycle


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MessageSujet: La critique...   Mer 21 Déc - 17:02

Coucou tout le monde !

Ca y est, j'ai un joli petit mois de vacances complètement absolues qui m'attendent... Je vais pouvoir cultiver l'art de la glande
Alors, je reviens à la charge !

Voilà le sujet que je vous propose : la critique. En quoi doit-elle consister ? Sur quoi doit-elle se fonder, jusqu'où doit-elle, et peut-elle aller ? Et, à partir de quel moment peut-on se permettre de critiquer ? (bon ok, je reconnais que cette question-là manque de neutralité...)

Déjà, quelque chose qui me semble presque évident, c'est qu'une critique ne peut pas faire table rase de but en blanc, sans marcher sur des oeufs. Un mouvement ou une pensée opposée à une précédente, si elle la contredit, ne l'abolit jamais. Je pense par exemple au mouvement poétique de la Parnasse, qui s'est radicalement érigé contre le classicisme, la poésie de la métrique, des alexandrins, des pentamètres dactyliques et autres rigueurs métriques, des rimes, des vers soigneusement pensés et structurés dans une esthétique mathématique et presque toujours tragique, dans le sens où la boucle se boucle toujours dans cette rigueur parfaitement dirigée, tout se maintient du premier mot jusqu'au dernier. Mais la Parnasse elle aussi est empreinte de ce substrat tragique (et heureusement... mais ça c'est une autre question ! ). Deuxièmement, quand on lit les critiques de Platon, on s'aperçoit qu'avant d'émettre le moindre petit mot de critique, Platon cherche à éprouver le sujet qu'il va critiquer. Je pense tout particulièrement au Sophiste, où Platon met à rude épreuve l'art de la rhétorique, en le décomposant avec une rigueur toute mathématique, par subdivisions proportionnelles :le sophiste, maitre en rhétorique, se révèle au fur et à mesure, être un maitre en l'art du simulacre, le simulacre de la connaissance et de la persuasion, son but étant de produire un effet d'ordre émotionnel sur son interlocuteur (en vue de l'honneur et des éloges...), tandis que le philosophe (c'est pas moi qui le dis hein, c'est Platon, même si bon...) cherche à établir la vérité, à l'aide d'un raisonnement logique et fondé, à mille lieues de l'art de la complaisance du sophiste. Ce qui fait la différence entre ces deux voies, c'est finalement leur fondement. L'un étant fondé sur du vent, l'autre étant fondé sur un raisonnement logique dénué de préjugés vaseux et d'opinion, de ce que « je » pense, parce que quand on dit « je » pense, il n'est pas rare qu'en fait on ne pense rien du tout...

Avant de passer à la critique, suivons donc l'exemple de ce vénérable Platon . Cet exemple n'est pas sans paradoxe, car en réalité, si on l'analyse bien, dans son mouvement en amont, Platon décompose le sujet qu'il va critiquer, mais cette décomposition suppose d'une part une connaissance de la chose, et non une simple impression, celle d'un ouïe-dire, d'un phantasma (illusion, fantôme d'apparence), mais surtout, et c'est là tout le paradoxe, de comprendre cela même avec quoi il est intuitivement et initialement en désaccord. Mais comprendre dans le sens strict du terme, « prendre avec soi » : il s'agit donc d'emporter quelque chose dans sa valoche, avec quoi on ne s'entend pas su tout, quelque chose qui ne nous appartient en rien, et qui est même contraire à notre propriété. Finalement, est-ce vraiment un cheminement si contradictoire ? Comment peut-on en effet prétendre réfuter quelque chose sans l'avoir compris d'abord ? Comment peut-on rejeter quelque chose sans l'avoir fait sien en premier lieu ? Ou se détacher de quelque chose pour s'en distinguer, sans se l'être d'abord approprier, sans s'être d'abord identifier avec cette chose ?

Maintenant, vous allez me dire, y a quand même un sacré schmilblick là-dedans. Alors qu'on cherche justement à réfuter l'apparence fallacieuse, est-ce qu'on ne se fait pas soi-même apparence fallacieuse en créant un simulacre d'identification, parce qu'au fond, la conscience qui dit « jsuis pas d'accord » est toujours bien active ? Alors qu'on refuse le théâtre des illusions, est-ce qu'on ne se fait pas acteur de ce même théâtre justement ?

(petit temps de réflexion... En fait je crois que je suis fichue dans le pétrin, jsais pas comment résoudre ce schmilblick shaking !!)

....

........

.............................

Bon, j'ai ptetre une solution albino. Dans l'identification totale, il n'y a pas seulement participation identificatoire de l'intellect, mais aussi une certaine identification passionnelle, une sorte de désir de la pensée jointe à une joie rationnellement mesurée mais aussi rationnellement ardente ; nous avons donc deux points de l'âme humaine qui sont sollicités et touchés (la raison ou le logistikon, et la partie passionnelle, ou l'épithumètikon, en gros c'est la partie du coeur), mais aussi deux sortes d'affections : un transport de l'ordre de la tension, une tension due au désir de comprendre et de faire place à la lumière de la vérité comme finalité du cheminement (la sollicitation), et une sorte d'implosion, un effondrement en soi-même quand toute l'énergie dépensée à la recherche du vrai est consumée, et que l'enveloppe externe n'a plus assez de carburant pour résister à l'attraction gravitationnelle, et qu'elle se laisse tomber de tout son poids en son coeur (quand l'âme humaine est touchée). C'est là, dans cet effondrement, que la vérité percute le coeur humain, percute le noyau dure de l'étoile et entraîne un formidable jaillissement de lumière, puis un aura de couleurs mirifiques. Il y a donc en tout 4 facteurs qui font la chimie de l'identification totale, qui serait aussitôt une identification fallacieuse dans le cadre de l'esquisse d'une critique.

En revanche, dans l'identification comme préliminaire une juste critique fondée, ne se compose que d'un seul facteur : celui d'une intégration intellectuelle, donc une identification qui n'est ni partielle ni totale... Elle ressemble plutôt à un montage scientifique, mais elle ne fait pas partie de la chimie des neurones en ébullition et du foisonnement passionnel en quête ardente de vérité. Par contre, il reste quand même quelque chose qu'on a du mal à contrecarrer. C est que même si dans ce cheminement il n'y a pas d'hypocrisie fondamentale, il reste néanmoins une sorte de jeu malicieux. D'ailleurs, même Platon (et il ne se retournera pas dans sa tombe pour le nier) use d'une bonne dose d'ironie dans certains de ses dialogues, dans le Gorgias par exemple, (c'est pas pour rien qu'il est si plaisant à lire ! On se fend bien la poire Mr. Green !). Mais si la critique se veut juste et rationnelle, pure en quelques sortes, que vient faire la dérision ici ?? Bon sang de bonsoir What the fuck ?!?... C'est peut-être la dérision de celui qui n'a pas compris que c'est grâce à la position avec laquelle il était en désaccord, qu'il a d'abord pu mettre sa réflexion en mouvement, et découvrir quelque chose de neuf, de fondé ou d'autrement fondé, que la thèse qu'il a réfutée lui a servi de bonne grâce lui a été bénéfique en fin de compte ! Et c'est peut-être aussi la dérision de celui qui n'a pas compris que la vérité elle-même est mouvante, qu'elle est elle-même en quête de confrontations et de contradictions, qu'elle se recherche dans les réfutations, incessamment, qu'elle ne se trouve jamais vraiment confused parce que nous sommes des humains, rien de plus, et qu'il est plus sage pour un humanoïde de ne pas être convaincu de détenir et de comprendre The vérité par ses propres moyens, comparables à un pont jeté entre le ciel et la terre, à une corde tendue au-dessus d'un abîme (Nietzche, Zarathoustra, § 4 du Prologue). Être un pont vers l'infini, sans aboutissement, être un funambule marchant sur un corde raide, au-dessus du péril et de son insignifiance, c'est cela finalement, la seule vraie consistance de l'être humain, de prendre conscience qu'il est du vent et rien de plus. (mais vous avez remarquer tout ce qu'on peut faire avec du vent ?? ca aussi c'est peut-être une autre question Surprised...) D'ailleurs, après le déluge, quand Noé cherche à savoir si l'eau a laisser sa place à la terre ferme en faisant voler des oiseaux au dehors de l'arche, le dernier oiseau qu'il fait voler de revient pas (puisqu'il a trouvé de quoi se poser), et c'est dans cette non-retrouvaille, dans ce « non-retour » que finalement, Noé sait qu'il peut regagner la terre ferme, et qu'il comprend l'effectuation de la promesse de Dieu, qu'il saisit la vérité (j'utilise ce passage de la Genèse à titre d'exemple argumentatif, point de mauvaise interprétation affraid... c'est juste que je trouvais ça particulièrement parlant pour expliciter mon schmilblick)

Critiqueurs, critiqueuses, ne vous mentez pas à vous-même, ne vous spoliez pas à l'insu de votre plein gré comme ça...

déjà dehors

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Iblis
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MessageSujet: Re: La critique...   Jeu 22 Déc - 18:49

Moi je n'aime pas la critique, même quand elle est soit disant constructive, cependant on peut dire ce qu'on aime pas et pourquoi, on peut dire de quelque chose que c'est de la merde et surtout on peut critiquer au niveau philosophique, politique etc ce avec koi on est d'accord ou pas, par contre ce que je supporte pas c'est quand on dit des trucs comme "ce n'est pas de l'art" alors là je monte sur mes grand chevaux et je dis : zetes moooches -_-

généralement expliquer pourquoi on aime pas quelque chose ou qu'on trouve que quelque chose est de la merde, ce n'est pas une preuve absolue, c'est une explication, et souvent on a tort d'aimer ou de ne pas aimer, mais le tort ou la raison dans ce cas, c'est jamais absolu non plus -_-

Bref la critique ça sert à se faire un avis, ça peut aider les gens à se dire, on va voir ce film ou pas, on achete ce bouquin ou pas, en fonction de ce qu'ils en ont entendu -_-

Ca sert aussi d'être critique en général, ou sceptique, comme disent les scientifique, pour essayer d'aller plus loin dans la speculation, la comprehension de son univers, et eviter au possible d'etre abusé, ça permet aussi de s 'ameliorer et repousser ses limites, bref d'acroitre sa liberté -_-

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I love que moi, même si c'est pas réciproque !
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Symmaque
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MessageSujet: Re: La critique...   Mer 28 Déc - 2:55

Moi j'adore la critique, je la trouve bénéfique parce qu'on a toujours le désir de défendre ce qui nous est cher et de l'idéaliser sans en voir les points faibles. Or pour aimer quelque chose je trouve que l'aimer malgré les points que l'on trouve faibles ou que l'on aime pas, c'est aimer et non pas juste, j'aime quand je veux, lol. Même si c'est bien aussi.

Citation:
c'est qu'une critique ne peut pas faire table rase de but en blanc, sans marcher sur des oeufs. Un mouvement ou une pensée opposée à une précédente, si elle la contredit, ne l'abolit jamais.

Oui je suis tout a fait d'accord avec toi Choupette. Je pense que la critique n'est pas faite pour réfuter d'ailleurs, mais plutôt pour trouver les points faibles et forts d'une théorie. On rebondit toujours sur ce que l'on cherche à refuter notre idée émerge de celle que l'on critique.
Quand on tente de convaincre quelqu'un de la fausseté de son idée, je me dis que c'est parce que cela touche directement l'émotionnel, comme Iblis nous en fait si bien la démonstration :

Citation:
ce que je supporte pas c'est quand on dit des trucs comme "ce n'est pas de l'art" alors là je monte sur mes grand chevaux et je dis : zetes moooches -_-


En parlant de ça, je pense que quand les gens disent ça ils ne sont simplement pas dans le même postulat. Ceux qui pensent que l'art abstrait n'est pas de l'art, par exemple, ont une vision de l'art d'un point de vue esthétique et de performance, de travail, choses qu'ils n'ont pas l'impression de retrouver dans l'art abstrait. Les autres adoptent un point de vue plus intellectuel, d'un postulat qui remet en cause les limites de l'art, ses valeurs, la volonté de l'artiste à travers son oeuvre etc. C'est incomparable, pour parler, il faut convenir du postulat du départ sinon on est sûr de ne pas être compris.

Citation:
Être un pont vers l'infini, sans aboutissement, être un funambule marchant sur un corde raide, au-dessus du péril et de son insignifiance, c'est cela finalement, la seule vraie consistance de l'être humain, de prendre conscience qu'il est du vent et rien de plus.

Comme je suis d'accord...
Je pense que le philosophe est un sophiste et le sophiste un philospohe.
Le philosophe essaie de trouver un absolu qui même s'il existe ne lui sera probablement pas accessible, il surrestime beaucoup la capacité de l'Homme et est coupable de pêché d'orgueil, non mais!
Le sophiste, bien qu'il place l'homme en premier plan, vu qu'il estime qu'il est la mesure de toute chose, le rabaisse par là même à son simple rang d'être humain.
Les absolus, c'est pour les dieux, les humains se contentent de leurs effets. (ho ce que c'est joli ce que je dis... shun )

Quand j'étais en terminale et qu'on a commencé la philo, le sophiste était systématiquement dénigré, le philosophe était noble et sa quête était belle tandis que le sophiste passait pour un capitaliste du savoir.
Pourtant ils ont terriblement contribué à developper la grammaire, la sémantique, la phonologie, l'étymologie, dégagé les règles de la composition des discours et des techniques d'argumentation, assuré la diffusion des nouveaux acquis de la civilisation grecque etc.
On finirait par penser que les philosophes sont bornés à ne pas vouloir lâcher leur absolu chéri, alors que le sophiste, plus ouvert, plus humble, comprend que le monde qui l'entoure est le monde réel, que c'est dans celui là qu'il vit et que s'il existe d'autres mondes, il n'y a pas accès, à quoi bon s'entêter bêtement si c'est pour se casser le nez et passer sa vie à chercher ce qu'on ne trouvera jamais?

Citation:
Mais si la critique se veut juste et rationnelle, pure en quelques sortes, que vient faire la dérision ici ??

C'est un mot que je retrouve partout "pure". Que ce soit en philo, en science, dans un contexte social, nous sommes pris sous l'égide de la pureté, moi même je voulais trouver des sensations pures (comme les produits laitiers) et des relations pures mais après de vaines recherches, accepter que tout est biaisé n'est finalement pas si mal.

Bon je m'égare, je pars sur les philosophes et montrent qu'ils ne sont pas tout blanc eux non plus. Faut que j'arrête le relativisme mais c'est tellement bon... Embarassed

Symmaque (que sa buffy saison 6 attend impatiemment tombe )

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Choupette
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MessageSujet: Re: La critique...   Mer 28 Déc - 14:48

Citation:
Je pense que le philosophe est un sophiste et le sophiste un philospohe.
Le philosophe essaie de trouver un absolu qui même s'il existe ne lui sera probablement pas accessible, il surrestime beaucoup la capacité de l'Homme et est coupable de pêché d'orgueil, non mais!
Le sophiste, bien qu'il place l'homme en premier plan, vu qu'il estime qu'il est la mesure de toute chose, le rabaisse par là même à son simple rang d'être humain.


Polom polom... Chui po trop d'accord Rolling Eyes En fait, tout dépend de la définition. Mais si on part du sophiste antique, on a devant nous un "ombre-chinoisiste" option démiurge, enfin, vous voyez quoi, quelqu'un qui fait des ombres chinoises, qui cherche à produire un effet d'émerveillement devant des spectateurs, mais en allant plus loin que l'art du spectacle : en faisant croire que chaque ombre n'est que l'ombre d'une créature réelle, et que l'oiseau s'envole réellement dans les airs. Le philosophe lui, sait très bien que tout n'est qu'apparence. Nietzsche, en disant qu'il n'y a de réel que l'apparence, ne joue pas au sophiste, il est philosophe, seulement il développe une pensée selon laquelle il n'y a pas d'arrière-monde des Idées, une monde de la Vérité, mais que chaque phénomène, tout ce qui apparait sous nos yeux, est vrai. Il n'est pas pour autant le lointain écho de Protagoras et de l'homme-mesure. Protagoras était un sophiste, ses questions ont fasciné les Grecs du siècle de Platon, mais si Nietzsche reprend l'idée du relativisme, ce n'est pas pour reprendre à la lettre Protagoras, il me semble. L'homme selon Nietzsche n'est pas la mesure de toute chose, parce que cela reviendrait à dire, comme les sophistes, que le faux ni le vrai n'existent, et .... que tout est vrai, enfin un mic mac sophistique de ce genre. Or, la volonté de puissance, (et c'est pour cela que Nietzsche reprend le relativisme, pour cela aussi qu'il ne faut pas confondre ce que dit Protagoras et ce que dit Nietzsche), fait que l'homme est à la mesure de toutes choses, mais cela change tout. Il y a la volonté de puissance de ceux qui recherchent le repos, la paix et la plénitude dans le calme d'une vie "accomplie" et stable, et ceux qui cherchent la lutte, qui savent contenir le plus grand nombre d'instincts en eux et les maintenir, cultiver en quelques sortes le tourment, parce que c'est là que le magnétisme de la force physique et intellectuelle du "surhomme" se manifeste (Nietzche les appelle les "forts"). Ainsi, être un pont jeté entre le ciel et la terre, être un funambule marchant sur une corde tendue au-dessus de l'abîme, c'est n'est pas être un sophiste, ce n'est pas être un homme-mesure de toutes choses, mais c'est être une sorte de sentinelle, un homme-péril, un homme à la mesure du péril et un homme dont le seul critère de valeur est l'intensité du péril dans lequel il conduit sa vie. A la fois héros et héraut.
Tout cela pour dire aussi, que quand tu dis Symmaque, que le philosophe platonicien, je veux dire le philosophe à l'image de Socrate (même si ce dernier a laissé le célèbre "je sais que je ne sais rien"... What the fuck ?!? ), je suis tout à fait d'accord avec la notion d'orgeuil.
Alors, polom polom, j'en ai une fois parlé à ma prof de philo antique, mais... quelle erreur n'ai-je pas faite là. J'aurais dû me douter qu'en tant que prof de philo antique, il ne fallait pas touché à la sacro-sainteté (je sais pas si ca se dit lol) de Platon ou de Aristote. J'ai été presque outrée par la définition que donne Aristote du sage dans l'Ethique à Nicomaque, et si vous avez lu le Banquet, vous avez remarqué comment Socrate est décrit par Alcibiade ??? La sage antique est celui dont la sagesse est tellement excellente qu'il n'a même plus à lutter contre ses désirs, et plus que ça, ses désirs sont tellement excellents qu'il ne ressent plus aucun conflit entre les désirs corporels et l'intellect. Toute sa force est là, dans l'excellence de son âme, c'est-à-dire dans la bon état harmonieux de son âme et dans sa "perfection", dans son accomplissement excellemment réalisé. Ouai, mais bon, jsais bien qu'à l'époque, c'était les sandales qu'étaient à la mode. C'est ptetre pour ça qu'ils sentaient pas le gonflement de leur cheville. Mais moi, quand je marche dans mes chaussures pointues super fashion, dans mes bottines à la mode anglaise style équitation par-dessus mon pantalon super moulant, ou même quand je marche dans mes hug où y aurait de la place pour deux chevilles dans chaque botte, ben jpeux vous dire que dès que jm'imagine l'idéal du sage comme messirs Platon & Aristote, j'ai l'air d'une vraie cruche parce que je marche comme un canard sur des oeufs tellement ça sert aux chevilles.

Mais euh... si je puis me permettre, ne pas aimer la critique, c'est une critique de la critique, donc c'est une critique aussi, donc on fait ce qu'on aime pas ?? non non non... on est tous des critiqueurs et des critiqueuses parce que quelque part, on "aime" tous la critique, dans le sens où c'est un besoin identificatoire, à mon avis... joker

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Symmaque
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MessageSujet: Re: La critique...   Mer 28 Déc - 16:00

Citation:
En fait, tout dépend de la définition. Mais si on part du sophiste antique, on a devant nous un "ombre-chinoisiste" option démiurge, enfin, vous voyez quoi, quelqu'un qui fait des ombres chinoises, qui cherche à produire un effet d'émerveillement devant des spectateurs, mais en allant plus loin que l'art du spectacle : en faisant croire que chaque ombre n'est que l'ombre d'une créature réelle, et que l'oiseau s'envole réellement dans les airs.

Le problème, c'est que c'est justement ce qui est avancé à l'école, n'oublions pas que c'est ce cher Platon qui par son "allégorie de la caverne" a diffusé cette image néfaste du sophiste, pouvons nous lui faire confiance? J'ai tendance à ne pas croire quelqu'un qui ne voit aucun point bénéfique dans ce qu'il "attaque" et Platon me semble totalement subjectif sur le sujet.
Après tout, ils se sont adaptés aux réalités économiques de leur pays et ont choisi de monnayer leur savoir, ont-ils eu tort? Quand on pense à Diogène qui croit sincèrement qu'il n'a besoin de rien, qu'il peut se passer des choses matérielles, ne peut-on pas penser qu'il manque sincèrement d'humilité? Peut-il en toute lucidité croire qu'il peut se suffire à lui même et ne pas être influencé par les réalités de la société dans laquelle il vit?

Citation:
Le philosophe lui, sait très bien que tout n'est qu'apparence. Nietzsche, en disant qu'il n'y a de réel que l'apparence, ne joue pas au sophiste, il est philosophe, seulement il développe une pensée selon laquelle il n'y a pas d'arrière-monde des Idées, un monde de la Vérité, mais que chaque phénomène, tout ce qui apparait sous nos yeux, est vrai.

Mais n'est-ce pas ce que les sophistes avancent? Certes ils pensent que rien est vrai ou faux mais ont-ils tort? Je me dis qu'ils rappellent juste à l'Homme que c'est lui qui dit ce qui est vrai ou faux, mais qu'il n'y a pas d'absolu à porté de la main, si il y en a un, il est hors de porté.

Nietzsche montre plus d'humilité en ne faisant pas de l'Homme le centre du monde et il tient compte d'une autre réalité, les sophistes ne tenant compte essentiellement que de la société et de ses conventions sans soucier de ce qui l'englobe, ils sont humanistes en ce sens d'ailleurs, pour moi, mais qui des deux a le plus raison finalement?
N'ont-ils pas raison chacun dans leur postulat?

C'est très délicat de trancher, objectivement, j'ai du mal à me dire que l'un est plus juste que l'autre. Malheureusement rien ne me le prouve.
pour faire part de mon expérience personnelle, j'ai longtemps été sur le postulat de Nietzsche en mettant de coté la réalité sociale, aujourd'hui, enfin depuis quelques années, je me dis que je ne peux pas la rejeter, qu'elle est somme toute interessante et présente, et qu'elle apporte beaucoup, même si je ne la vis pas comme on l'attend de moi, il y forcément un angle qui me convient et que je commence à percevoir.

Encore une fois, le syncrétisme sera ma réponse. Comme toi, je doute que l'hypocrisie sophistique m'aille, les sophistes antiques sont les politiciens d'aujourd'hui, mais comme Platon l'a fait, et ce que tu as démontré, ne faut-il pas jouer au même jeu que quelqu'un pour le battre?
Est-ce une réalité que l'on peut nier? Je ne sais pas.

Citation:
Ouai, mais bon, jsais bien qu'à l'époque, c'était les sandales qu'étaient à la mode. C'est ptetre pour ça qu'ils sentaient pas le gonflement de leur cheville.

bidonné extra tu as un humour désopilantesque toi Mr.Red

Citation:
Mais euh... si je puis me permettre, ne pas aimer la critique, c'est une critique de la critique, donc c'est une critique aussi, donc on fait ce qu'on aime pas ?? non non non... on est tous des critiqueurs et des critiqueuses parce que quelque part, on "aime" tous la critique, dans le sens où c'est un besoin identificatoire, à mon avis...

Oui je le pense aussi, et je ne pense qu'il faille en avoir honte, critiquer n'est pas médire ou rabaisser, le mot que cela m'évoque est lucidité, lucide dans le sens où on se laisse pas aveugler par ses émotions sous pretexte que l'on aime ou pas telle ou telle chose, personne, théorie etc.
Une sorte de guide, si on veut.

Tu ne trouves pas que les gens se sentent toujours coupables de critiquer? D'ailleurs critiquer a une connotation négative.

Symmaque

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